Auteur/autrice : Juliette Bontoux

  • Rentrée des classes : et si on cultivait aussi l’imaginaire ?

    Rentrée des classes : et si on cultivait aussi l’imaginaire ?

    Chaque année, début septembre, les enfants reprennent le chemin de l’école avec leurs cartables neufs, leurs crayons bien taillés, et parfois un peu d’appréhension dans le regard. La rentrée, c’est un tourbillon d’émotions : l’excitation des retrouvailles, la peur de l’inconnu, le rythme qui s’accélère. C’est aussi, pour les parents, un moment de transition : celui où l’on cherche à accompagner sans trop diriger, à encourager sans imposer.

    Des enfants assis sur l'herbe, plongés dans la lecture de livres, avec une citation en surimpression sur l'importance de la lecture.

    Dans ce tumulte, il y a un geste simple, presque discret, mais profondément structurant : offrir du temps pour lire. Pas pour faire ses devoirs. Pas pour apprendre. Juste pour lire. Pour le plaisir. Pour l’évasion. Pour la découverte de soi et du monde.

    Couverture du livre 'La Chambre d'Hannah', présentant deux enfants se rapprochant l'un de l'autre dans une chambre, avec un décor lumineux et une fenêtre en arrière-plan. Le titre et les détails du livre sont visibles en haut et en bas de l'image.

    LA CHAMBRE D’HANNAH

    Paris, février 1992. Pierre Descarrières, onze ans, est malheureux, coincé entre une vie terne et des parents qui se déchirent quotidiennement. Seul dans sa chambre, il rêve d’un frère ou d’une sœur qui viendrait rompre sa solitude. Paris, février 1942. Hannah Klezmer, onze ans, étouffe dans l’espace confiné de son appartement, mise à l’écart, parce que juive.

    Leurs routes n’auraient jamais dû se croiser. Et pourtant, c’est arrivé. Car il existe entre eux un lien plus fort que le temps et la folie des Hommes.

    La lecture n’est pas un supplément d’âme. C’est un espace de liberté. Un lieu où l’enfant peut explorer des émotions qu’il ne sait pas encore nommer, rencontrer des personnages qui lui ressemblent ou qui l’intriguent, voyager dans des mondes qui élargissent le sien.

    Certains livres parlent de courage, d’autres de solitude, d’amitié, de transmission, de mémoire, de magie ou de pouvoir. Tous, à leur manière, offrent des clés pour comprendre ce qui se joue à l’intérieur de soi — surtout dans ces moments de bascule que sont les rentrées.

    Comment encourager la lecture à la maison ?

    • Créer un rituel : quelques pages lues ensemble le soir, ou un moment calme le week-end, peuvent devenir des repères précieux.
    • Laisser le choix : même si ce n’est pas “de la grande littérature”, l’important est que l’enfant ait envie d’ouvrir le livre.
    • Montrer l’exemple : un parent qui lit, c’est un modèle silencieux mais puissant.
    • Parler des histoires : sans analyser, juste en partageant ce qu’on a aimé, ce qui a surpris, ce qui a fait rire ou réfléchir.

    Couverture du livre 'Les Révoltés de Montauban' de Cécile Cabot, illustrée avec une épée, des canons et un paysage historique en arrière-plan.

    LES REVOLTÉS DE MONTAUBAN

    Alors que les tensions grondent dans le royaume de France, Antoine de Savignac accepte une mission périlleuse : trouver les armes qui permettront aux protestants de survivre à la tempête qui s’annonce. Discret, rusé, il sait que la moindre erreur pourrait lui coûter la vie.

    Mais il ignore qu’un homme est déjà sur ses traces.

    Guillaume de Villebertin, espion de Marie de Médicis, a reçu l’ordre d’identifier celui qui fournit ces armes interdites.

    Le jeu du pouvoir se joue à deux…
    Et quand l’un cherche à sauver, l’autre cherche à détruire. 

    Une rentrée sous le signe de l’imaginaire

    Chez Édition des libertés, nous croyons que les histoires ont ce pouvoir discret mais immense : celui d’accompagner les enfants (et les adultes) dans leurs passages, leurs doutes, leurs élans. Certains de nos livres parlent de mondes oubliés, d’autres de figures historiques revisitées, d’autres encore de quêtes intérieures. Tous ont en commun cette volonté de faire grandir sans enfermer.

    Alors en cette rentrée, entre deux listes de fournitures et un emploi du temps à reconfigurer, pourquoi ne pas glisser un livre dans le sac de votre enfant — ou dans le vôtre ?


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  • L’équipe vous fait un retour !

    L’équipe vous fait un retour !

    Chez nous, la lecture ne se vit pas en silence. Elle se commente, se partage, se discute, parfois avec ferveur ! Romans historiques, épopées mythiques, portraits d’ombres ou génies tourmentés… chaque texte fait réagir l’équipe à sa manière. Il y a ceux qui s’enthousiasment, ceux qui grincent un peu des dents, et ceux qui relisent en silence, encore secoués. Dans cet article, chacun prend la parole pour partager son ressenti, son coup de cœur, sa réserve ou son étonnement. Pas de langue de bois : juste des avis sincères, passionnés, parfois divergents, mais toujours curieux.


    Couverture du livre 'Les Révoltés de Montauban' par Cécile Cabot, présentant un design élégant avec une épée et des éléments graphiques, évoquant une ambiance historique.

    « Les Révoltés de Montauban fait partie de ces livres qu’on ouvre “juste pour lire un chapitre”… et qu’on referme bien trop tard dans la nuit. La plume est vive, l’intrigue file sans temps mort, et on se laisse happer par ce duel silencieux entre Antoine et Guillaume, deux hommes que tout oppose. » Juliette

    Couverture du livre 'La Mort sur un plateau' de Francisco Lozano, présentant un homme pensif tenant un verre, avec un fond lumineux flou.

    « La Mort sur un plateau est bien plus qu’un simple thriller : c’est un polar intelligent, qui mêle avec brio tension criminelle, mémoire politique et enjeux internationaux. On tourne les pages pour l’enquête, mais on reste pour ce que le roman dit du pouvoir, de l’Histoire, et des cicatrices qu’elle laisse. » Megane

    Couverture du livre 'La clarté des instants perdus' de Dominique Sensacq-Noyer, montrant deux hommes en uniforme, vus de dos, marchant côte à côte.

    « Une plongée émouvante dans le quotidien de soldat russe en 1941. Une aventure passionnante qui vous fera découvrir un contexte historique, l’Ukraine lors de l’invasion nazi, et une histoire poignante d’individus et d’amour. » Thierry

    Entre romans historiques, thrillers politiques et drames intimes, chaque lecture a laissé son empreinte dans l’équipe. Certains livres nous ont happés d’une traite, d’autres ont nourri nos réflexions ou ravivé des mémoires enfouies. Ce qui est certain : ces histoires ne laissent pas indifférent.

    Et vous, qu’avez-vous pensé de ces romans ?
    Quel personnage vous a marqué ? Quelle intrigue vous a tenu éveillé jusqu’à pas d’heure ?


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  • Au nom du père sélectionné pour le Prix Gilles Laporte 2025

    Au nom du père sélectionné pour le Prix Gilles Laporte 2025

    Une reconnaissance méritée pour un roman bouleversant : Au nom du père de Jean-Marie Kutner vient d’être sélectionné pour le prestigieux Prix Gilles Laporte, organisé dans le cadre du Festival littéraire de Senones. Une belle mise en lumière pour ce texte sensible, puissant, qui explore les cicatrices de l’Histoire et l’intimité d’un homme à l’identité fracturée.

    Affiche du roman _Au nom du père_ de Jean-Marie Kutner, avec le texte 'Prix Littéraire Prix Gilles Laporte' et une image en arrière-plan, évoquant l'histoire et l'identité.

    Une fresque intime au cœur de la mémoire

    Le roman s’ouvre sur un procès historique : celui de Francfort en 1965, où sont jugés les anciens responsables d’Auschwitz. Frantz, le personnage principal, y assiste. Il est le fils d’un des accusés… acquitté. Dix-huit ans plus tard, une simple mélodie fredonnée dans son officine fait vaciller toutes ses certitudes : qui est vraiment son père ? Et qui est-il, lui ?

    Couverture du livre _Au nom du père_ de Jean-Marie Kutner, montrant un homme portant un pyjama rayé et un enfant aux cheveux bouclés se tenant de dos. En arrière-plan, un paysage naturel flou. Le titre et l'année 1945 sont visibles sur l'image.

    Ce récit poignant plonge au cœur de l’après-guerre, entre quête d’identité, culpabilité héritée et reconstruction. Il évoque aussi avec justesse les horreurs du Lebensborn et donne une voix à ceux qui, longtemps, n’ont pas pu raconter leur histoire.

    Une écriture sensible et maîtrisée

    « Une histoire poignante, un très beau récit, bien écrit, qui vous tire les larmes », écrit Martine Pierre dans sa présentation du roman. Et en effet, Au nom du père ne laisse pas indifférent. Le style de Jean-Marie Kutner, sobre mais chargé d’émotion, nous fait ressentir de l’intérieur les doutes, les déchirements et les choix impossibles du héros.

    Rendez-vous le 21 septembre à Senones

    La réponse officielle du jury est attendue le 21 septembre 2025, lors du Festival Littéraire des 3 Abbayes de Senones, où Jean-Marie Kutner sera présent pour rencontrer les lecteurs. Une belle occasion d’échanger autour de ce roman fort, et de découvrir l’auteur dans toute sa sincérité.


    Au nom du père est disponible sur notre site et en librairie.
    Pour en savoir plus : page du livre

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  • Du réel au roman | Comment le mythe de Ziusuda à inspiré L’Arche des deux fleuves.

    Du réel au roman | Comment le mythe de Ziusuda à inspiré L’Arche des deux fleuves.

    Bien avant Noé et son arche, un autre homme, dans une autre langue, racontait déjà la fin du monde par les eaux. Cet homme, c’est Ziusudra, souverain de la cité sumérienne de Shuruppak, et héros d’un récit vieux de plus de cinq millénaires. C’est autour de cette figure historique et mythologique que se construit L’Arche des deux fleuves, un roman qui puise ses racines dans les textes les plus anciens de l’humanité.

    Couverture du livre 'L'Arche des deux fleuves' d'Éric Tasset, mettant en avant un arbre majestueux devant des montagnes, avec un fond aux teintes orange et bleu, et le texte 'Du réel au roman : le mythe de Ziusuda'.
    Le Déluge avant la Bible.

    Les premiers récits du Déluge n’apparaissent pas dans la Genèse, mais dans les tablettes sumériennes et babyloniennes, retrouvées au XIXe siècle dans les ruines de Ninive et d’Uruk. Parmi elles, une version particulièrement ancienne, le Mythe de Ziusudra, raconte comment les dieux décidèrent de détruire l’humanité par un grand cataclysme, et comment un roi pieux fut averti à temps, construisit un bateau et survécut.

    Ce mythe, bien que fragmentaire, est aujourd’hui reconnu comme l’un des ancêtres directs du récit biblique de Noé, du grec Deucalion ou encore du roi mésopotamien Uta-napishtim dans l’Épopée de Gilgamesh. Il témoigne de la puissance de la tradition orale et écrite en Mésopotamie, et de la manière dont les récits ont circulé, évolué, été traduits et réinterprétés au fil des siècles.

    Une reconstruction documentée.

    Dans L’Arche des deux fleuves, l’auteur choisit de reconstruire cette époque fondatrice, en s’appuyant sur les connaissances archéologiques, les récits antiques et l’environnement historique de 2700 av. J.-C. Le choix du narrateur, Hloden, un homme venu des Alpes, permet aussi un regard extérieur, curieux, presque ethnographique, sur les cités sumériennes, leurs rituels, leur vie quotidienne, et surtout leurs croyances.

    Ziusudra y devient un personnage de chair et de sang, prince préoccupé, homme pieux et visionnaire, confronté à des décisions terribles alors que la rumeur du Déluge enfle. L’arche du mythe devient dans le roman un symbole, certes spirituel, mais aussi technique et politique : un acte de survie, de foi, de transmission.

    Un pont entre histoire, mythe et fiction.

    L’auteur ne prétend pas réécrire l’histoire à la lettre. Il revendique au contraire une liberté romanesque, mais toujours nourrie par une documentation rigoureuse. Le roman devient ainsi un espace de résonance entre le passé lointain et les interrogations contemporaines : que transmet-on face à l’effondrement ? Quelle mémoire sauve-t-on ? Et que reste-t-il de ces hommes dont les noms ont traversé les millénaires dans des fragments d’argile ?

    Avec L’Arche des deux fleuves, le mythe ancien retrouve une voix moderne. Et ce qui pourrait sembler lointain ou abstrait devient soudain vibrant, humain et d’une brûlante actualité.

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  • L’Arche des deux Fleuves | Un portrait de mot.

    L’Arche des deux Fleuves | Un portrait de mot.

    Dans L’Arche des deux fleuves, le Déluge n’est pas qu’un mythe. Il est vécu. Ressenti. Surmonté. Ce roman d’une rare densité nous entraîne au cœur de la Mésopotamie antique, là où les premières cités humaines ont vu le jour, et où, selon les plus vieux récits de l’humanité, le monde a failli disparaître sous les flots.

    Couverture du livre 'L'Arche des deux fleuves' d'Eric Tasset, avec un fond illustratif de montagnes et un arbre, et l'auteur posant à côté.

    C’est par les yeux d’un étranger, Hloden, voyageur venu des montagnes d’Occident, que nous découvrons la cité de Shuruppak. Ce choix de narration donne au lecteur la place du témoin fasciné, tout est nouveau, étrange, sacré. Hloden devient le confident du jeune prince Ziusudra, figure centrale du roman, dont le destin tragique et grandiose se déploie sous nos yeux : porteur de secrets, en lutte contre les signes d’un cataclysme à venir, il incarne un humanisme ancien, lucide et courageux.

    Couverture du livre 'L'Arche des deux fleuves' d'Eric Tasset, présentant un arbre majestueux avec des montagnes en arrière-plan et un ciel orange, symbolisant un récit épique et ancien.

    Le roman alterne scènes intimes et grandes fresques, entre rituels religieux, débats de palais et bouleversements cosmiques. Le lecteur sent monter l’angoisse du Déluge comme un orage lent, inexorable. L’arche, lorsqu’elle surgit enfin, n’est pas seulement un bateau : elle devient symbole de survie, de transmission, d’un espoir arraché au chaos.

    Ce qui rend le texte particulièrement fort, c’est la justesse avec laquelle il fait revivre une époque lointaine sans l’enfermer dans l’exotisme ou l’érudition. On y croit. On y est. Les personnages sont incarnés, les décors foisonnants mais jamais pesants, et la tension dramatique ne faiblit pas jusqu’à la dernière page.

    L’Arche des deux fleuves est un roman de transmission : de savoir, de foi, de mémoire. Un roman d’aventure aussi, dans le sens noble du terme, où le fracas des dieux rencontre les silences des hommes. Il revisite une légende millénaire avec une voix nouvelle, portée par une écriture ample, sensorielle, mais toujours accessible.

    Pour qui s’intéresse à l’origine des mythes, aux racines de nos civilisations ou simplement à l’art de raconter une histoire universelle, ce livre est une immersion fascinante dans un passé oublié… mais plus que jamais vivant.


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