L’été, c’est le moment idéal pour renouer avec le plaisir simple de lire sans contrainte. Qu’on parte à l’autre bout du monde ou qu’on s’installe à l’ombre d’un arbre, on cherche souvent le bon roman : celui qui nous emportera dès les premières pages, qui fera vibrer notre imaginaire ou battre un peu plus fort notre cœur.

Si vous avez aimé Françoise Bourdon vous aimerez Le Baiser de la déesse de Mylène Javey.
Mylène Javey s’inscrit dans cette veine du roman historique porté par des figures féminines fortes, comme celles que Françoise Bourdon met à l’honneur. Son héroïne, Jara Kerdigan, incarne la femme fière et indomptable, enracinée dans sa terre et son héritage, prise au cœur des bouleversements politiques du XVe siècle. Ajoutez à cela une touche de magie celte, une guerre de succession, et une atmosphère à la fois historique et mystique : Le Baiser de la déesse revisite avec force et originalité les codes du roman féminin historique, tout en y insufflant une énergie plus sauvage et incarnée.
Si vous avez aimé Christian Jack, vous aimerez l’Arche des deux Fleuves d’Eric Tasset.
Avec L’Arche des deux fleuves, Tasset explore les mythes sumériens à travers le regard de Hloden, témoin privilégié du grand Déluge et confident du prince Ziusudra, figure fondatrice qui inspira plus tard le Noé biblique. Comme Jacq, il conjugue érudition et souffle épique, en réinventant les racines d’un récit fondateur avec une narration incarnée, immersive, presque initiatique. Le roman mêle aventure, spiritualité et mémoire des origines dans un décor majestueux, à la fois mystique et violent.
Si vous avez aimé Laurent Gaudé, vous aimerez Sporus d’Eric Mangin.
Comme Laurent Gaudé, Éric Mangin donne voix aux oubliés de l’Histoire, aux figures sacrifiées sur l’autel du pouvoir, aux êtres métamorphosés par la violence du monde. Avec Sporus, il propose un roman intense, sensuel et tragique, à la frontière du théâtre antique et du poème. Sporus est un chant brûlé par l’Histoire, un roman court mais incandescent, où la poésie n’efface jamais la cruauté, et où l’intime devient politique. C’est une descente dans les ors empoisonnés d’un empire en perdition, un miroir tendu à notre propre époque, à la fois fascinante et terrifiante.
Si vous avez aimé Stefen Zweig, vous aimerez Génie d’Eric Schemoul.
Éric Schemoul explore la complexité de l’âme humaine au cœur d’un siècle tourmenté. Prague 1937 raconte la trajectoire fascinante et trouble d’Ernst Theodor Zender, poète prodige dont le génie se double d’une énigme morale. Comme dans Le Joueur d’échecs de Zweig, la question du destin, de la folie et de la création artistique traverse le récit. Son roman mêle suspense psychologique, investigation historique et méditation sur le génie, ses excès et ses limites. Le lien fraternel, fragile et douloureux, offre une intensité émotionnelle proche des grandes œuvres de Zweig.




