L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été fondée le 24 octobre 1945, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, avec l’objectif de prévenir de futurs conflits internationaux et de promouvoir la paix et la coopération mondiale. L’idée de créer une organisation internationale pour maintenir la paix après la guerre est née pendant le conflit, alors que les Alliés cherchaient un moyen de garantir la stabilité mondiale après la victoire.
Nations Unies, unir.org
La Charte des Nations Unies
La Charte des Nations Unies, le document fondateur de l’ONU, a été rédigée lors de la Conférence de San Francisco, qui s’est tenue d’avril à juin 1945. Cinquante nations ont participé à cette conférence et ont signé la Charte, établissant officiellement l’organisation. L’ONU a ainsi succédé à la Société des Nations, qui avait échoué à prévenir les conflits mondiaux.
Adoption de la charte de l’ONU à la conférence de San Francisco, 26 juin 1945
Les Objectifs Principaux de l’ONU
Le maintien de la paix et de la sécurité internationales : L’ONU travaille pour prévenir les conflits et résoudre les crises.
La promotion des droits de l’homme : L’organisation défend les droits fondamentaux et les libertés individuelles.
L’aide humanitaire : L’ONU apporte une assistance dans les situations de crise et de besoin urgent.
Le développement durable : L’organisation soutient des initiatives pour un développement économique et social durable.
Le respect du droit international : L’ONU œuvre pour l’application des normes et des lois internationales.
Depuis sa création, l’ONU est devenue une institution centrale dans la diplomatie et les affaires internationales, jouant un rôle clé dans la résolution des conflits et la promotion de la coopération mondiale.
Cléopâtre VII, la célèbre reine d’Égypte, et Marc Antoine, membre du second triumvirat romain, sont connus pour leur histoire d’amour tragique. Un événement marquant de leur relation met en lumière non seulement leur opulence, mais aussi leur ingéniosité.
Le Pari Audacieux
Cléopâtre paria avec Marc Antoine qu’elle pouvait organiser le banquet le plus coûteux de l’histoire. Le défi était de dépasser une somme astronomique. Lors du banquet, Cléopâtre servit un festin somptueux mais pas excessivement extravagant, laissant Marc Antoine perplexe quant à la manière dont elle comptait gagner le pari.
La mort de Cléopâtre, Hans Makart, 1876, Musée de Hesse Kassel
Le Coup de Théâtre
À la fin du repas, Cléopâtre fit apporter une coupe de vinaigre. Elle ôta une de ses boucles d’oreilles en perles massives, parmi les plus précieuses du monde, et la plongea dans le vinaigre. La perle se dissout partiellement, et Cléopâtre but la coupe, prouvant ainsi que le coût de ce banquet dépassait largement tout ce qui avait pu être imaginé par Marc Antoine. Impressionné et abasourdi, Marc Antoine reconnut la victoire de Cléopâtre dans ce pari.
Un Extrait de l’Opulence et de l’Ingéniosité
Cet événement est souvent cité pour illustrer la richesse et le pouvoir de Cléopâtre, ainsi que son esprit vif et son sens du spectacle. Cette démonstration de luxe et de finesse a marqué l’histoire comme un exemple parfait de la grandeur et de la sophistication de la reine d’Égypte.
Si vous aimez les récits historiques comme celui-ci, nous vous invitons à découvrir nos autres ouvrages. Voici quelques romans qui pourraient vous intéresser
Annonce de la Sortie du Nouveau Livre de Cécile Guignard-Vanuxem : Le Seigneur de l’Estuaire
Nous sommes ravis d’annoncer la sortie prochaine du livre Le Seigneur de l’Estuaire de Cécile Guignard-Vanuxem, le premier tome de la saga historique Le Temps des scramasaxes. Vous pouvez dès maintenant l’acquérir en exclusivité sur notre site web. Ce roman captivant sera disponible dans toutes les librairies à partir du 14 septembre.
Au nord de la Loire, les légions des Francs du roi Clovis se rassemblent. Dominant l’estuaire se dresse la forteresse austère de Liccan, où, il y a quatre ans, le comte Corpre Ruad, seigneur de Liccan et maître de cavalerie, a été brutalement mutilé à coups de hache et laissé pour mort aux portes de son château.
Cependant, c’est vers Liccan que se dirige la jeune aristocrate Viva Apollinaire pour apprendre l’art de l’enluminure. Dans la bibliothèque de l’abbaye, elle rencontre un mystérieux moine dont la capuche cache un visage de cuir. Cette rencontre déterminera le destin de l’empire mourant et de ses vassaux wisigoths, aidés par des cavaliers clandestinement réunis dans la sombre forêt des aulnes.
Le sixième siècle est celui des héros qui ont nourri les légendes médiévales. Les âges obscurs s’étendent sur l’empire romain. Les rois germaniques se disputent les Gaules pendant que les évêques distribuent les baptêmes.
Quand les poètes perdent leur latin, quand les écoles ferment l’une après l’autre tandis que des hordes violentes menacent les frontières, que faut-il défendre, à quel prix et à quels risques ? À quels barbares vendre son âme pourvu qu’ils sauvent le territoire ? Le Temps des scramasaxes raconte ces âges héroïques vécus par une famille comtale d’Aquitaine. Le Seigneur de l’estuaire en est le premier tome.
Ne manquez pas l’occasion de découvrir cette fresque historique dès maintenant sur notre site web, avant sa sortie officielle en librairie le 14 septembre.
À l’occasion de la sortie du roman Le Vent du Nord, Laurianna Ferra nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur sa prochaine parution. Venez découvrir les coulisses du processus de création de l’ouvrage et les défis rencontrés lors de l’écriture du récit, tout en rencontrant Laurianna Ferra, une autrice fabuleuse et passionnée par l’époque médiévale et antique.
1.Pourquoi avez-vous choisi de situer l’action précisément en 910, et quel intérêt particulier avez-vous pour cette période historique ?
Durant mes études, j’ai développé une passion pour les Vikings grâce à un jeu vidéo. Si les Vikings ont toujours suscité de la fascination dans la littérature, le cinéma et l’art, je ne m’attendais pas du tout à tomber amoureuse de leur civilisation. Je trouvais le monde nordique très grossier, très animal. Pourtant, ce qui m’a frappé en jouant, ce sont les convictions presque humanistes qui émergeaient du mode de vie scandinave. Finalement, ce monde nordique n’était pas si simpliste. Il recelait autant de nuances, parfois même plus, que le monde grec.
2. Qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire ce roman ?
Comme dit plus haut, ce roman m’est venu d’un jeu vidéo. Une quête, plus précisément, où, notre personnage qui est un viking, doit aider une Franque de naissance à fuir son mari ealdorman. La Franque tisse alors des liens d’amitié avec notre personnage. Ce passage m’a fait demander ce qui se passerait si un drengr se retrouvait avec dans les pattes une nonne franque bien déterminée à lui faire passer un mauvais quart d’heure.
3. Quelle a été la part de recherche historique nécessaire pour écrire ce roman ? Pouvez-vous nous parler des sources que vous avez consultées ?
Pour écrire ce roman, j’ai passé un temps non négligeable à croiser mes recherches sur quatre sujets principaux : la culture scandinave médiévale, la noblesse franque au Xème siècle, l’histoire de la médecine d’Hippocrate à William Harvey ainsi que celle de l’architecture des églises et autres bâtiments sains.
J’ai donc mêlé plusieurs types de sources : musées, livres, documentaires et sites web spécialisés. Parmi elles, l’exposition « Vikings : Dragons des mers du Nord » que j’ai eu la chance de découvrir au musée Pointe-à-Callière à Montréal a été ma boussole quant à la culture scandinave médiévale.
Mes recherches en médecine ont été soutenues par des ouvrages et des thèses sur des sujets précis, notamment sur l’histoire du pouls par exemple avec l’article « Du rythme dans le corps. Quelques notes sur l’interprétation du pouls par le médecin Hérophile » de J.-M. Pigeaud dans « Bulletin de l’Association Guillaume Budé ».
Enfin, mes connaissances sur l’architecture des églises et des châteaux à motte, ancêtres des châteaux fort, ont été nourries par des visites de divers châteaux en Dordogne et des documentaires. Là-bas, j’ai pu me fournir certains ouvrages comme « Dictionnaire d’Architecture » et « Les plantes du jardin médiéval » publiés à Gisserot Patrimoine.
4. Neven et Styr sont des personnages très différents. Comment avez-vous développé leurs histoires et leurs personnalités ?
Neven et Styr ont été construits en miroir.
En effet, cette saga a été pensée pour illustrer la rencontre mais surtout le choc des cultures à travers leur relation. Il fallait donc qu’ils soient opposés symétriquement l’un de l’autre. De cette manière, Neven et Styr se rapprochent en sacrifiant de façon égale une part de leur vision du monde. La symétrie s’installe ensuite par l’ajout de nuances : Styr est à l’origine un enfant sensible et maladroit, et Neven peine à étouffer sa curiosité insatiable qui va contre sa foi.
Ses « défauts » permettent une marge de manœuvre sur laquelle vont se reposer les fondations de leur relation. De plus, leurs personnalités, plutôt en désaccord avec leur propre culture, leur offrent une expérience commune : tous les deux luttent pour être acceptés dans leur communauté et enfin faire parti d’un tout.
Chacun à sa manière toutefois. Si Styr enferme ses difficultés et se façonne un masque de drengr dur et redoutable, Neven joue avec les règles pour mieux les contourner et trouver un terrain d’entente entre sa soif de connaissance et l’abnégation de sa foi.
5. Quels aspects de la culture viking et de la vie en Neustrie avez-vous trouvés les plus fascinants à explorer à travers ces personnages ?
La culture viking m’a surtout fasciné pour cette notion d’honneur qui est enracinée partout où on porte le regard. Par certains égards, l’honneur viking pourrait être assimilé à notre vision moderne de « mérite ».
Il est évident aux yeux de tous les Vikings que Styr est un drengr un peu particulier. Il est sensible, respecte la volonté d’autrui, même celle des esclaves. Son code d’honneur de drengr est en partie la cause certes, mais Styr est d’un naturel indulgent, humain. De grandes peurs le rongent et personne ne l’ignore parmi les Vikings. Pourtant, on le respecte pour ses exploits et très peu cherche réellement à le défier.
J’ai apprécié d’autant plus le contraste avec la mentalité franque. Si les Scandinaves croient au mérite, les Francs croient au droit de naissance. Pour eux, leur place est là où ils sont nés. Voilà pourquoi Neven ne perçoit qu’un seul avenir : celui de l’Église. Elle s’acharne donc à coller aux codes de la vie religieuse.
6. Que souhaitez-vous que les lecteurs retiennent de leur lecture, en particulier en ce qui concerne les rencontres entre cultures différentes et la quête d’identité ?
Ce roman a pour but de proposer un récit humaniste en filigrane de l’aventure et de la romance. Malgré les différences de cultures, malgré les différences de croyances, deux personnes qui ont vécu des expériences plus ou moins similaires peuvent se lier et façonner un avenir plus complexe et riche pour un ensemble de communautés.
De plus, j’ai voulu offrir un personnage féminin qui, en dépit du contexte de l’époque, travaille activement pour son indépendance et son apport à la société. De même, Styr est un personnage masculin considéré comme viril mais sensible et attentif, qui se donne le droit à l’erreur.
7. Quels défis avez-vous rencontrés en décrivant les aspects religieux et médicaux de la vie au Xe siècle ?
Décrire les aspects médicaux au Xème siècle a été un véritable défi. Étonnamment, la médecine de l’époque était déjà très évoluée. La différence toutefois extrêmement notable entre notre médecine actuelle et celle du Xème siècle était le manque de compréhension du corps humain. Les soins étaient donc réalisés par rapport à des données empiriques.
Quant à l’aspect religieux, étant non croyante, cela m’a demandé de me projeter dans une vision que je ne partage pas forcément. Pour cela, je me suis appuyée sur de nombreuses œuvres, surtout provenant de la littérature, où la religion a un grand impact. Pour autant, je n’ai pas ressenti de difficulté particulière car, après tout, la culture française actuelle comporte encore de forts principes judéo-chrétiens.
Toutefois, pour apporter un peu de nuances, la complexité a plutôt résidé dans la description d’un prieuré féminin. En effet, la représentation des communautés de religieuses est très mince par rapport à celle des communautés masculines.
8. En tant qu’auteure, comment ce projet a-t-il influencé votre propre vision de l’époque médiévale et des raids vikings ?
Ce projet m’a permis d’affiner mes connaissances sur l’époque médiévale. Le Haut Moyen-Âge et le Bas Moyen-Âge sont très différents et se concentrer sur une période charnière, où l’héritage romain s’efface pour laisser place à l’ère des cathédrales, est très intéressant.
Quant aux raids vikings, il s’agit d’un sujet trop peu abordé dans l’Histoire de France. Dans certains lieux particuliers, comme la Dordogne, la Normandie ou la Bourgogne, il est parfois mentionné en l’espace d’une ou deux lignes. Pourtant, elle fait partie intégrante de notre Histoire et a participé grandement à l’identité française actuelle. En effet, ne l’oublions pas, les « Normands » de l’époque ont aussi été les conquérants de l’Angleterre un siècle plus tard et donc à l’origine de nos relations houleuses avec les Anglais !